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Votre magazine moderne sur le développement personnel & la spiritualité

Photo de "au pied d'un arbre le roman"
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Sep 7, 2015

On parle souvent de développement spirituel dans ce blog, d’élévation de soi, de spiritualité. Mon intention est de vulgariser cet accès qui peut parfois paraître attaché à une poignée d’humains. Mais au contraire, dans notre quotidien, nous avons tous accès au bonheur de changer, de se métamorphoser, et cela peut aussi passer par de petites choses… et de belles rencontres. Ce roman est ponctué de liens vers des articles des rédacteurs du blog.

 

“Au pied d’un arbre”

Chapitre 1 – « Le mec qui klaxonnait derrière ma voiture »

Un filet de soleil transperçait les volets et la douce chaleur de l’été se faisait sentir. Il était 8h00 et Clara tata de sa main le sol pour trouver son portable qui chantait à tue-tête le dernier titre de Coldplay. Elle était réveillée, ouverte au monde et voulait rayonner. La journée de congés était pour une fois très « light », juste un rendez-vous, qu’elle attendait depuis quelques semaines maintenant… Les pas un peu lourds et perdus, dernières traces de ce long sommeil, la menèrent jusqu’à la salle de bain. Les cheveux ébouriffés, les cernes un peu gonflées, elle s’observa longuement, ponctuant cette analyse de quelques bâillements contenus. Clara ne se trouvait pas très jolie. Ce n’est pas que les mecs ne la trouvaient pas « belle gosse », mais elle n’aimait pas sa poitrine. Trop petite. Et ses fesses pas assez rebondies. Ses lèvres pas assez pulpeuses. Ses yeux étaient jolis… Ce sombre marron reflétait quelque chose de profond…

 

Un grand verre d’eau nettoya ses pensées et Clara tapa du poing sur le lavabo (bon, elle s’était fait un peu mal),  aujourd’hui, elle avait décidé de changer… Ses amis lui avaient dit pourtant des centaines de fois, « Clara, pour changer, il va falloir faire de gros efforts ». Alors, Clara s’était décidée à prendre les choses en main. Peu importe que les autres disaient qu’elle n’y arriverait pas “comme ça, en claquant des doigts”, elle en était sûre, à partir d’aujourd’hui tout allait changer. A commencer par sa relation au téléphone portable. Le mode avion, c’était bien, mais le voyage allait durer un peu plus longtemps ce matin. Elle ne l’ouvrirait qu’à 12h00 (existait-il des patchs ?). Tant pis pour les textos, les alertes du « Monde » qui l’avertissaient du décès de gens qu’elle ne connaissait pas, des derniers attentats-suicides… Aujourd’hui, elle ne serait pas à la page. Elle avait lu dans un article que l’information instantanée devenait un poison très nocif pour le bien-être. Alors ça ne coûtait rien.

 

Au moment de déjeuner, « Blop » son combattant faisait des bulles à la surface de l’eau. Elle pensa à cette histoire « d’instant-présent » qu’elle lisait dans les magazines alors qu’elle était déjà projetée dans sa journée de demain. En croquant dans sa pomme, elle se questionna sur le dernier reportage qu’elle avait vu à la télé sur les pesticides… Elle fut soudain prise d’une angoisse puissante… Est-ce que tout autour de moi était empoisonné ? « Ma bouffe, mon eau, le Mac-Do, l’air, le téléphone… et mes amis… et ma famille… ». Elle se ressaisit et laissa la pomme entamée dans une assiette pour se servir un peu de jus d’orange bio. Ça lui donna bonne conscience.

 

Son rendez-vous n’était qu’à 14h00, juste après le repas. Elle avait lu un article dans un blog, les articles d’un Mr Théo, un homme qui semblait accompagner les personnes dans leur recherche de mieux-être et dont les témoignages semblaient plutôt élogieux. Bon, aucune explication cartésienne pour expliquer pourquoi elle avait été attirée par cette personne plutôt qu’une autre. Elle verrait bien, même si son ventre tremblait un peu à l’idée de parler à quelqu’un. Qu’allait-elle lui dire ? Lui avouer ?

 

Après une matinée remplie de tout et de rien, Clara décida de se faire une petite salade simple : tomates, concombres, feta, olives et un filet d’huile.

 

Le repas terminé, il était l’heure de prendre la voiture pour se rendre à ce fameux rendez-vous. Sur la route, le trafic était intense. Clara stressait un peu, elle n’aimait pas l’ambiance du périphérique. Le monde y semblait métamorphosé. Derrière elle, un conducteur semblait s’énerver au volant et ponctuait ses gestes d’accélérations violentes jusqu’à venir frôler le pare-chocs de la smart de Clara. L’angoisse monta dans sa poitrine et lui serra la gorge. Elle étouffait et sentait la colère monter en elle. Mais ce mec qui klaxonnait derrière sa voiture semblait dans une rage folle, tapant du poing sur le volant. Alors Clara prit la décision de l’ignorer, mais l’idée stressante de cet agresseur prenait le dessus sur son envie de « penser à autre chose ». Enfin, la sortie du périphérique, Clara tremblait, piégée par ses émotions. Lorsque l’agresseur la doubla violemment, elle dût faire un écart pour éviter de se faire arracher le rétro, Quel con !

Arrivée proche de son rendez-vous, elle s’arrêta sur le bord de la route pour reprendre ses esprits… Quand soudain, les larmes se mirent à couler. Clara pleurait profondément. Son angoisse se libérait mais la tristesse lui remplit le cœur. La tête entre les mains, elle se voyait petite fille face à ses plus grands moments de détresse… Mais pourquoi ? Heureusement, elle ne s’était pas maquillée… Et l’heure du rendez-vous était arrivée… Elle reprit le volant.

 

D’un pas hésitant, elle s’approcha du l’adresse exacte. La discrète inscription « Mr Théo » lui confirma que le moment était venu d’ouvrir la porte de son destin. Clara se ressaisit en inspirant profondément puis en expirant profondément. Lorsqu’enfin elle se décida à lever la main pour frapper à la porte, cette dernière s’ouvrit accompagnée par une petite sonnerie mélodieuse. Mr Théo avait apparemment capté sa présence. Avait-il un don de voyance ?

 

Elle entra dans une petite pièce calme, dans laquelle le temps semblait s’être arrêté. Deux canapés modernes, accueillants, l’invitèrent à s’assoir. Des phrases décoraient les murs et invitaient à la réflexion. Celle de Mandela la marqua :  « Être libre, ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c’est vivre d’une façon qui respecte et renforce la liberté des autres ». Si seulement l’autre connard en voiture y avait un peu pensé avant d’avoir son comportement animal…

 

La musique était plutôt moderne, à l’image de la décoration, tout était harmonieux… Son cœur battait la chamade, rencontrer ce Mr Théo l’impressionnait un peu. Aucune photo sur son blog. Elle ne savait pas du tout à quoi il ressemblait.

 

Des pas se firent entendre dans la pièce à côté, la porte s’entrouvrit, le cœur de Clara palpita un peu plus fort. Et Mr Théo apparut.

 

Chapitre 2 : La litère de kizzy
http://au-pied-d-un-arbre.fr/2015/09/14/chapitre-2-la-litiere-de-kizzy/

Post written byFabien - Au pied d'un arbre

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This post has 2 comments

  • :-) Bonjour,

    ah j’ai hâte de lire la suite !!! J’adore le : “Heureusement, elle ne s’était pas maquillée…” 😀
    Ça me fait penser à du Gounelle.
    Belle journée pleine d’amour, d’humour et de légèreté !

    Elise

    • AUTHOR COMMENT
      Fabien - Au pied d'un arbre
      says:

      Merci ELise ! Le chapitre 2 est écrit ce matin, à paraître lundi prochain. Bon pour l’instant, j’ai une lectrice et j’en suis déjà très heureux !

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