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Votre magazine moderne sur le développement personnel & la spiritualité

Beautiful sensual women with white horse
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Jan 4, 2016

Il y a des rencontres “virtuelles” qui arrivent comme un petit cadeau, que l’on ne peut pas mettre dans des cases. Pauline, est arrivée “Au pied d’un Arbre” un peu comme ça, comme si cette page était la sienne. Et elle a raison, car cette page est un peu la sienne, comme la votre, elle n’appartient à personne. Car “Au pied d’un arbre” nous amène à la reconnexion à notre véritable nature. Ce qui m’a passionné chez Pauline, c’est de voir ce que sera l’Humanité de demain et de voir que des jeunes femmes de 21 ans déploient déjà cette grande douceur spirituelle.

Car pour moi, Pauline présente des capacités que nous aurons tous dans plusieurs décennies, lorsque nous aurons déployé la spiritualité, lorsque nous nous reconnecterons avec nos sens enfouis. L’aube d’une Humanité plus consciente. Plus consciente de son appartenance à la nature, à un tout, à son égalité et non pas supériorité avec le monde animal, végétal, minéral… Je pense ainsi à tous ces animaux que nous apprenons à aimer, à ceux dont nous avons pleuré la mort avouant avec difficulté que leur départ nous touchait tout autant et parfois plus que celui de certains humains, à ces boules de poils, de plumes, qui nous consolent, nous aiment sans concession, acceptant nos folies, nos colères et nos peurs, nous accompagnant le coeur ouvert, attendant fidèlement le moment où nous leur sommes disponibles… Alors dîtes moi que je suis “bête”, c’est un beau compliment. Car les “bêtes” ont cette simplicité de coeur qu’on trouve rarement dans le coeur des Hommes. 

Alors, merci Pauline, tu es un peu une enfant universelle, qui nous ouvre son univers rempli de poésie et d’expérience extra-ordinaires. Tu es un peu  un animal un peu sauvage, et j’ai choisi de te laisser courir dans le pré, “au pied d’un arbre” et nous raconter ce qu’est ta vie… Je sais que tout cela t’as un peu déstabilisée, mais je savais bien que tu resterais toujours sur tes pattes pour nous expliquer un peu de ton quotidien… J’espère que tu feras de ce talent ta profession, tu es une très belle personne et merci de ce témoignage.

 


PAULINE2

 

En premier lieu, je voulais te remercier Fabien pour cette page, belle, douce et agréable. Je l’ai découverte grâce à une amie et je m’y suis sentie bien immédiatement. “Au pied d’un arbre”, ça veut tout dire !

Petit préambule : j’utilise souvent le mot « gardien » pour parler des humains s’occupant de leurs compagnons. Parce que je trouve le terme « propriétaire » ou « maître » connoté, mais j’ai bien conscience d’émettre ici un jugement ! Rien ne vous empêche de les utiliser si cela est plus agréable pour vous ! Au contraire, ce n’est pas exactement le mot en lui-même qui importe seulement mais surtout l’intention que vous mettez derrière.

Je vais vous parler d’une capacité oubliée que nous portons tous en nous et qu’il nous suffit de réveiller. J’ai toujours été entourée d’animaux depuis ma naissance. On pourrait dire que j’étais finalement prédisposée à l’existence que je mène aujourd’hui. Enfant, je pensais que tout le monde avait cette capacité mais qu’il s’agissait d’un “secret de grands” et que l’on ne nous révélait la vérité (télépathie, défunts, mondes, plans,…) que lorsque nous serions en âge de la comprendre et d’agir concrètement, avec un raisonnement d’adulte. Quand j’y repense, cela explique beaucoup de choses que je ne comprenais pas… Pourquoi est-ce que les personnes mentaient-elles avec leurs mots alors que leurs corps et leurs énergies disaient leur vérité intérieure, pourquoi avaient-ils cette sensation de supériorité face aux animaux et aux plus petits qu’eux ? Pas pour tous, évidement, heureusement, mais chez certains, tout cela était flagrant. Ma grand-mère me répète souvent que je répondais à ses pensées lorsqu’elle venait me voir en néonate. Je les ressentais en moi, leurs consciences contre la mienne. Cela faisait partie de mon monde et c’était normal.

 

J’ai toujours été entourée d’animaux depuis ma naissance. On pourrait dire que j’étais finalement prédisposée à l’existence que je mène aujourd’hui.

 

Je me souviens avoir tout coupé, absolument tout fermé, lorsque je suis arrivée au collège, ou un peu avant. Je voulais être… comme tout le monde. Or personne dans mon entourage n’agissait comme moi. Alors peu à peu, lorsque je marchais dans la rue, je n’entendais plus rien. Ni salutations, ni questions. Je lisais les corps et les réactions physiques, comme tout le monde, et c’était tout. J’ai finis par m’habituer à ce silence troublant. Puis il est devenu mon quotidien. Avec le recul, je pense que cela m’a aidée à incarner concrètement ma vie, ne pas toujours être “ailleurs” mais bien présente, avec les expériences que je devais vivre. Je n’ai accepté de m’ouvrir à nouveau à tout cela que vers l’âge de 18 ou 19 ans, pour moi, mais aussi pour des personnes que je ne connaissais pas et qui me contactaient pour que je dialogue avec leurs compagnons. J’appelle la “Communication Animale” Communication de Pleine Conscience parce que j’ouvre ce “potentiel”, cette capacité, aux autres règnes et non pas uniquement à ceux que nous nommons animaux. Je communique régulièrement pour des personnes inconnues et leurs compagnons depuis une bonne année maintenant. Mais j’ai toujours été en contact avec tout ce qui est autre depuis l’enfance. Qu’il s’agisse d’arbres, de minéraux ou d’éléments, il y a toujours eu cet écho en moi, ce dialogue, cette reliance. Et tout comme je me suis ouverte aux règnes, je me suis ouverte à l’humain.

 

J’applique la Communication Animale à la “Communication Humaine” parce que je pense que c’est quelque chose sans limite à part les nôtres. Tout est possible puisque de mon sens, tout ce qui est vibre, tout ce qui vibre est énergie et toute énergie est connectée à elle-même. Donc je ne suis qu’énergie, comme tout ce qui m’entoure. Mon essence est énergie. Donc rien ne m’empêche de communiquer avec ce qui m’entoure, et ce qui est apparemment autre que moi, puisque nous vibrons tous les uns pour les autres, les uns dans les autres. Nous sommes un tout qui communique en permanence, c’est simplement que généralement, nous n’en avons pas conscience, obnubilés par notre mental et notre incarnation 3D. Evidement, il faut rester humble, mettre son égo de côté et respecter l’autre. Je ne fais jamais rien sans y être invitée. Ce n’est pas mon rôle que de venir juger quelqu’un, loin de là. …En fait, cette Communication, c’est un peu comme un arbre, tout commence dans l’invisible et se disperse dans de multiples directions tout en restant profondément une même essence. L’Unité dans l’expression de sa multitude.

Ma vision de voir le monde et d’incarner ma vie a été modifiée et pourtant tout m’a semblé naturel. Je n’ai jamais été cartésienne, d’aussi loin que je m’en souvienne, je ne suis peut-être donc pas le “bon” exemple à suivre. C’est un peu comme lors d’une nouvelle naissance dans ce monde, elle balaye toutes les résonnances de l’univers d’un coup puis la mélodie reprends, avec une note en plus. C’est une écoute. Une sensation au niveau du coeur. Un élan de l’âme. C’est un mouvement d’équilibre qui te dit ce qui est juste pour toi, tout simplement. Et puis la Communication de Pleine Conscience révolutionne ma vie à un tout autre niveau, et complètement inattendu pour moi, parce que j’aimerais me lancer dans l’aventure professionnelle. Je n’aurais jamais pensé dire cela un jour mais c’est ce que je commence a envisager.

 

Je n’ai jamais été cartésienne, d’aussi loin que je m’en souvienne

 

J’ai récupéré une jument pur-sang anglaise de l’abattoir il y a 7 ans maintenant, lors de sa sortie de courses, et qui est toujours avec moi aujourd’hui. Et j’ai toujours été au contact d’animaux depuis ma plus tendre enfance; je savais monter à cheval avant de savoir marcher et il n’était pas rare de me voir débarquer en cours avec des foetus de paille ou de foin sur mes vêtements. Ou encore qu’un surveillant passe la tête par la porte en plein cours pour me demander de sortir, m’indiquant que quelqu’un m’attendait en bas parce qu’il y avait une urgence avec mes chevaux. Tara (c’est ainsi que s’appelle “ma” jument) m’a apprit beaucoup de choses, notamment l’amour inconditionnel incarné en 3D. Elle m’a apprit à le vivre dans la matière, et m’en a montré plusieurs exemples dans notre bout de chemin ensemble. Elle me fait aussi travailler sur moi, Pauline, et sur notre reliance. Outre le fait qu’elle soit mon double, elle est mon Enseignante et j’ai passé bien plus de temps à pieds à ses côtés que perchée sur son dos. Et c’est moi qui marchais dans ses empreintes. Je crois que le plus dur pour moi est de ne pas rester perchée Là-Haut tout le temps. J’ai eu du mal à comprendre que mon incarnation m’était essentielle et toute la beauté d’une vie terrestre. J’aime travailler dans la reconnexion de l’animal et l’humain. La reconnexion spirituelle si vous voulez.

 

Au quotidien, je le vis de manière magique. Complètement magique. J’ai beau chercher une réponse moins “bisounours”, c’est celle-ci qui me reviens toujours. Qui est juste pour moi. Je ne sais pas comment les autres voient le monde, mais je peux parler de comment je le perçois. Parce que la “Communication Animale” n’est finalement qu’un simple concept pour parler au mental et regrouper beaucoup de choses pour faire entrer dans la matière quelque chose de totalement spirituel et énergétique. Parce qu’une fois s’être ouvert à tout ce qui nous entoure comme on le fait lors de CAs, c’est une porte intérieure que l’on ne peut plus refermer. Et que l’on a absolument pas envie de refermer d’ailleurs! (Rires).

 

Pour en revenir concrètement à la question de mon quotidien, je dirais que je réponds à un appel, aux personnes qui viennent me voir pour rétablir un dialogue parfois rompu, aux mieux-être de nos compagnons, mais également au mien, parce que cet appel vit en moi depuis toujours. Généralement, ces personnes viennent à moi avec le bouche à oreille, pour des demandes très variées: du comportement incompris aux questions plus “existentielles” (attention, en aucun cas il ne s’agit de psychanalyse ou quelque chose du genre). Quand ce n’est pas directement l’être qui prend contact avec moi.

 

L’ANECDOTE DU PETIT CHAT 

 

Pour anecdote, une fois, j’étais en début de terminale à l’époque, une amie venait de recueillir deux chatons (que je n’avais jamais vus) et avait retrouvé le matin même ses écouteurs détruits. Hors pendant le cours d’histoire que nous avions en première heure, je n’arrêtais pas d’avoir une petite voix fragile dans ma tête, et l’image d’un tout petit chat foncé ayant un air tout penaud et mal au ventre, un petit ventre tout rond. Et l’image sombre d’un dessous de meuble en bois. “Dis-lui simplement que je m’excuse. Je suis désolé. Je ne voulais pas mal faire, c’était simplement un jeu. Dis-lui que je suis désolé”. Nous en avons bien rit ensuite… En rentrant chez elle, elle avait effectivement trouvé des “restes” de ses écouteurs dans la cache de son petit polisson et le chaton était bien de couleur sombre. Là c’est un peu exceptionnel, mais c’est la même chose si je vais dans une écurie par exemple, tous ne veulent pas parler et je ne force rien, mais je me place à l’écoute et je me sens parfois attirée par certains box… Donc généralement, ce sont les humains qui font le premier pas, mais il m’arrive aussi d’être hélée au passage.

 

je réponds à un appel, aux personnes qui viennent me voir pour rétablir un dialogue parfois rompu

 

Ce sont de jolies rencontres. Au niveau de l’organisation logistique, je le fais sur mon “temps libre” parce qu’officiellement, je suis étudiante en Lettres et en double formation de shiatsu équin et cavalier. Je jongle entre les cours, les examens, les cours et les séances de shiatsu, les Communications et ma vie personnelle. Donc mes horaires varient beaucoup selon les semaines, certaines sont plus légères et me permettent de me consacrer plus librement à toutes ces communications mais d’autres ne me laissent pas une seconde de répit et je suis obligée de tout décaler. Je ne peux donc malheureusement pas donner de délai d’attente mais les gens sont vraiment adorables de ce côté, je les en remercie beaucoup. Et le temps en lui-même d’une communication varie énormément d’un être à l’autre, quelque soit le nombre de questions posées par son humain/e à la base! Certains ont beaucoup de choses à transmettre et je me retrouve avec douze pages écrites alors qu’à la base, son/sa gardien(ne) ne m’a posé que trois questions. D’autres au contraire sont plus directs ou ont moins le besoin de parler ou de faire de longues réponses ou de me montrer/faire ressentir de choses. Cela dépend aussi de leur état d’esprit. Il y a tellement de possibles, je ne sais jamais à quoi m’attendre avant d’y être “concrètement”, même si je ressens des choses dès que je vois sa photo.

Ce que j’aime beaucoup avec la Communication, c’est la notion de partage qui l’accompagne. Elle nous aide à comprendre qu’un savoir n’est jamais figé mais en constante évolution. Je veux dire, nous sommes fait pour partager. C’est là toute la beauté d’un savoir non?

Il grandit avec chacune des personnes qui l’expérimente puisque nous lui apportons tous un nouveau bagage, une nouvelle vision. La CPC n’est pas pour moi ce qu’elle est pour vous et la vision de “Marie-Yse” croisé de la rue en sera encore différente. Pourtant, il s’agit de la même chose par essence. Il est impossible de mentir dans ce genre de connexion. C’est un dialogue de cœur à cœur, un échange d’âme, et le mensonge n’y a pas sa place. L’être qui nous fait face reçoit tout de nous et, si vous arrivez à vous mentir à vous-même, c’est tout à fait impossible avec ce mode de communication! Parce que nous oublions souvent que le lien s’établis dans les deux sens. Lors d’un dialogue télépathique, tout vole à la vitesse de la pensée, à peine esquissée en esprit, l’information est déjà reçue par notre interlocuteur. Elle n’a même pas besoin d’être conscientisée. Ainsi, je ressens leurs pensées comme les miennes.

PAULINE

C’est un peu comme si nous devenions un être à trois plans: nous avons tous les deux conscience d’être nous, en tant qu’êtres individuels, mais également un tout, celui que nous formons en dialoguant ensemble. J’ai une anecdote qui explique ce quotidien. Je me suis retrouvée un jour chez des cousins qui partagent leur maison avec une jeune chatte, pour préparer un repas; ma cousine décortiquait des crevettes. Hors cette demoiselle féline adore les crevettes, je l’ai découvert par moi-même. J’ai ressentis son envie de crevettes comme mienne, sa texture délicieuse dans ma bouche, sur mes papilles, son fondant sous mes crocs, l’appel de mon corps qui la réclamait, son parfum délicieux, tellement plus merveilleux que l’odorat humain… J’en ai l’eau à la bouche rien qu’en m’en rappelant, ce qui est un comble pour la végétalienne que je suis. Ils ont tous une manière d’être différente, de réagir aux informations différentes, d’envisager les choses. Ils sont exactement comme nous, avec des peurs, des inquiétudes, des envies, des aspirations. Il y a des choses qu’ils apprécient, aiment, et d’autres qu’ils ne comprennent pas ou n’aiment pas. Et ils sont aussi extraordinairement différents les uns des autres que nous le sommes nous-même en tant qu’humains. Ils ont autant de manières d’envisager la vie qu’ils sont multiples. Je peux également « entrer » dans leurs corps, ce pour quoi je demande toujours l’autorisation à l’animal ! Partager un corps est différent de partager ses pensées. Le corps garde en lui beaucoup de mémoires cristallisées et cela est très intime.

 

Certains ne veulent pas de ce contact et il faut respecter cela

 

Certains ne veulent pas de ce contact et il faut respecter cela. Une fois « à l’intérieur », je me branche dans toutes ses ramifications. Puis j’ouvre les yeux mentalement. Sa vision devient la mienne. Ses perceptions sont miennes. Et Tout est différent. C’est également pour cela qu’il faut savoir faire abstraction de son corps. De notre égo. De nos pensées. De nous. Parce que dans ces instants, je suis entièrement à l’écoute de l’autre, dans chacune des fibres de mon être, dans chaque soubresauts de ma conscience. Je pourrais forcer les choses, forcer les animaux et les êtres à m’ouvrir leurs esprits, violer toutes les frontières. Mais qu’en tirais-je? Je me perdrais si je le faisais, et je nous briserais tous deux. Je pense que c’est également en cela que le regard de l’humain conscient est important : savoir respecter l’autre et se respecter soi, dans tout ce que cela implique. Or, ce qui est recherché ici, ce n’est pas briser mais guérir. Il est possible de guérir avec l’Amour. Cette énergie omniprésente peut guérir tous les mots, tous les maux. Et lorsque nous écoutons les dialogues de nos cœurs, nous pouvons découvrir des peurs et des nœuds, de colère, de tristesse, de douleur et d’incompréhension, que nous pouvons défaire ensemble. Défaire ces nœuds dans une énergie d’Amour en accord avec nos âmes. Et c’est quelque chose que nous pouvons faire en nous-même également. Je pense que nous devons réapprendre ce qu’est un animal et sa conscience mais également le comprendre en conscience de notre côté. Changer notre paire de lunettes. Lorsque l’on sent l’être avec qui l’on communique nous ouvrir les portes de son coeur, de son âme, c’est une sensation indescriptible, faite d’amour pur. De l’essence même de la notion d’Amour. C’est magique. Troublant. Magnifique. Je pense que c’est dans ces instants là que je me souviens de ce qu’Être veut dire.

 

L’EXEMPLE DE LA CHIENNE LYSIA

Je peux vous communiquer l’exemple concret d’une Communication avec une chienne qui est en Famille d’Accueil. Je n’avais rien d’elle, si ce n’est une photo. Voici un extrait de ce que j’ai envoyé en compte-rendu à sa gardienne temporaire :

Je me connecte à elle et me présente. Elle accepte de suite de parler avec moi. J’ai un prénom dans la tête quelque chose comme Malia ou Maya et Lydia/Lysia. Elle arrive en remuant la queue. Elle m’envoie tout de suite une image d’un futur possible. J’ai l’impression qu’elle sera démonstrative plus tard, lorsqu’elle se sera apaisée, comme mettre sa tête au creux du cou; elle n’attend que ça, avec une petite léchouille Elle montrera qu’elle sera heureuse. Elle me montre également un chien au poil plus dru qu’elle, dans les tons sable/bruns. Il fait partie de son passé je crois, mais elle me semble être très attachée à lui. Comme une part d’elle, il est important. C’est étrange mais j’entends le mot “Roumanie”, ça ne m’étais encore jamais arrivé… Vient-elle de Roumanie? J’ai vu une rue ensoleillée avec des maisons aux murs clairs pas blancs plutôt comme dans le sud avec quatre voitures garées en face. Elle est dans un pièce sombre (un garage?) avec des petits (j’ai une sensation de lien mère-enfants) autour. Elle a été transportée dans une cage? De ce que je reçois, elle est dans une caisse, avec des barreaux, dans les tons gris et elle se déplace. Elle a peur, surtout de ne pas savoir où elle va atterrir ce qui va advenir pour elle et ceux qu’elle connaît. Elle angoisse et se fait toute petite. Déjà qu’elle était timide dans son caractère, cette situation la renforce dans cette position. Elle ne sait pas quoi faire et ça l’oppresse. L’incertitude est dure a supporter. Puis elle me montre son nouvel endroit de vie.

Elle prend le temps de regarder avant de parler :

– Il y a une meute déjà bien établie ici, j’ai un peu peur. Est-ce que je vais réussir à m’intégrer? Hum… Mais je ne veux surtout pas repartir d’où je viens. Non. Alors je vais prendre sur moi et m’adapter. Il le faut même si ça me met mal à l’aise. Je préfère les endroits plus calmes qui me donnent le temps de comprendre et de m’ouvrir. Je ne suis pas très démonstrative parce que je ne les connais pas encore. Je ne peux pas encore m’ouvrir totalement. Il faut que j’apprenne a les connaître d’abord. J’ai besoin de temps mais ils respectent cela, même s’ils aimeraient que je sois plus démonstrative. Ils sont habitués à des compagnons qui disent ce qu’ils pensent, et qui s’expriment avec force (dans le sens “sûr de soi. J’ai vu un chien tricolore rayonnant, très présent énergétiquement et physiquement. Il est là et il ne doute pas de lui, c’est impressionnant pour elle, de voir que l’on peut agir comme cela). Elle me semble être une chienne très délicate, très sensible, émotive et que chaque émotion influence. J’ai l’impression qu’elle ressent le sentiment de rejet de manière décuplée et qu’elle en garde conscience.

 

Par exemple si tu lui dis “Non mais pourquoi as-tu fais ça!?” Tout en étant en colère et négative, elle va partir en baissant la queue, les oreilles basses et des excuses pleins les yeux pour se faire pardonner et elle gardera cette peine, ce sentiment d’avoir déçu et fait quelque chose de mal longtemps en elle sauf si tu lui parle près si tu lui explique que tu lui dise que tu ne lui en veux pas.

-Et que penses tu de ton nouveau lieu de vie?

-Ce sont de vrais trublions! Chahuteurs! Et tout le monde fait un peu comme il veut. C’est étonnant… On a le droit de faire ça?

-Bien sûr ma belle. Tant que tu respectes les règles de vie de ton lieu de vie et ce que te dis ton ou tes gardien(s) tu peux te laisser aller et t’exprimer. C’est ça aussi la vie ma douce. Avoir le courage de vivre et d’y prendre plaisir!

 

J’insiste toutefois sur le besoin de respecter ce que disent ses gardiens. Elle devient toute curieuse.

-Hum… Je vais essayer! Ça me plait!

Elle frétille de la queue et semble s’apaiser, heureuse rien qu’à l’idée.

-Je sens une grande douceur en toi et de la patience. N’aie pas non plus peur de les exprimer. Non pas en réserve mais par exemple face à tes humains, leurs enfants ou tes compagnons dans la maisonnée. Sens toi libre d’être qui tu veux être ma belle.

-… On ne me l’avait jamais dit! Alors je vais essayer. Je vais me révéler !

-D’accord. Y a t il quelque chose qu’ils peuvent faire pour améliorer ton quotidien?

-Être avec moi, jouer, me laisser le temps d’apprendre. Je serai une bonne gardienne! Je veux aimer et être aimée en retour, je veux vivre dans la joie et la bonne humeur et les caresses! Je n’aime pas trop le changement c’est encore perdre ses repères, tout recommencer …. Je préfère lorsque c’est stable. Je veux un endroit où je peux m’étaler de tout mon long et m’endormir sans peurs et en confiance. C’est pour cela que j’ai besoin de stabilité.

Elle baille.

-D’ailleurs je vais y aller. Bonne nuit!”

Elle me congédie avec une grâce et une délicatesse qui la caractérise. Je la remercie et me déconnecte.

 

Je me permets de te laisser le retour de sa gardienne temporaire:Coucou. Quel plaisir de te lire. Merci pour cette communication. Je connais encore peu Lysia mais je la reconnaît bien dans ce que tu racontes. Et comme par hasard hier soir Lysia a eu un moment de folie elle m’aboyait dessus pour jouer (un vrai bonheur de la voir comme ca) et ce matin la même chose avec Hoops. Toutes les craintes que tu mentionne je les confirmes. Il faut qu’elle prenne confiance en elle. Elle a touché beaucoup de monde et on la qualifie de très bonne maman. D’ailleurs dis-lui que ses chiots sont tous en France aussi Yuko a été adopté et les deux autres attendent leurs familles (il me semble que sa fille a une demande d’adoption). Il faut qu’elle s’ouvre à la vie qu’elle mérite. Et même si je sais que c’est dur je pense qu’il faut qu’elle mette les douleurs du passé de côté pour avancer. Sinon oui elle vient de Roumanie et a voyagé en caisse de transport. Elle est vraiment adorable et douce. Elle a fait de grand progrès déjà depuis 15j. Merci pour ta CA ça me conforte dans ce que je pensais. Et ca me rassure un peu. Et le chien dont tu me parles qui ferait partie de son passé, je pense à son fils, Yuko!”

 

L’AVENTURE DU DAUPHIN

Autrement, parmi mes aventures, il y a eu ce matin où je me suis dit que j’allais rencontrer un dauphin, je n’ai aucune idée de pourquoi cela m’est soudain venu à l’esprit. Nous ne devions pas aller à la plage dans la journée, nous avions prévu d’autres choses. Pourtant, ce “savoir” a habité mon esprit toute la matinée… et nous nous sommes soudain décidés à tout annuler pour partir à la plage. Je n’ai plus pensé au dauphin alors, il m’est totalement sortit de l’esprit. Me voilà donc à la plage, je ferme les yeux un instant et j’ai l’image d’un rayon bleu qui me traverse, au niveau du troisième oeil. Il s’en suit une visualisation. Et soudain une voix me dit de rouvrir les yeux. Je me lève donc et je vais marcher dans l’eau, m’aventurant un peu dans les vagues, les rouleaux. C’est à cet instant que ce dauphin surgit des flots, rien et en une fraction de secondes, il était là. Une apparition. Un mirage. Un miracle fendant les flots, se jouant des courants. Corps fuselé et gris foncé. Et une voix dans ma tête, riche, profonde: “Je suis là”. Mon coeur qui loupe un battement: je n’arrive pas à y croire, et la seconde d’après, tout me bouleverse. Je ne rêve pas, il est venu. Je suis émerveillée, comme une enfant.

 

Il y a des personnes autour de nous, à quelques mètres. Je marche vers lui, il a arrêté sa course et se place face à moi. Nos âmes se rencontrent. Se lient. Et, oserai-je le dire? se reconnaissent. L’espace d’une vague nous sépare. Trop puissante pour que je m’approche, mais je n’en ai pas envie, un contact entre sa peau et la mienne pourrai le blesser, avec mes ongles surtout, même s’ils sont courts. Il est là et cela me comble de bonheur. Il est toujours face à moi, ne semblant avoir cure du courant ou des vagues. Il plonge, frappe l’eau avec sa queue. Il joue. “Rejoins-moi, je suis là” Je le remercie pour sa venue, lui dis que c’est un magnifique cadeau qui m’emplie de joie et de gratitude, mais que les vagues sont trop fortes pour que je nage. “Alors faisons quelques pas ensemble”. Je marche sur le sable, il nage dans l’eau. Nos deux éléments n’en font qu’un, nos deux mondes ne font qu’un, nos deux êtres ne font qu’un. Il n’y a plus la frontière des corps. Son esprit dans le mien marche sur le sable, mon esprit avec lui fend les flots. Je ne détache pas mon regard de sa silhouette, je n’en crois toujours pas mes yeux. Joie enfantine et gratitude infinie. Nous marchons longtemps ainsi, les plages sont très étendues. Je finis par m’arrêter, je pourrai le suivre ainsi jusqu’au bout du monde mais tous ceux avec qui je suis venue sont derrière. Je lui dis que je vais m’arrêter là, que c’était une superbe rencontre. Il avance encore un peu, me dépasse.

 

C’est à cet instant que ce dauphin surgit des flots, rien et en une fraction de secondes, il était là. Une apparition.

 

D’autres personnes plus loin entrent dans l’eau, l’ayant aperçu. Il s’arrête soudain et fait demi-tour, droit vers moi. Et nous reprenons notre marche dans l’autre sens. Nous avançons exactement au même rythme. Nous parlons, nous échangeons nos expériences. Il fend la surface, replonge. Sa peau étincelle sous le soleil. Nous sommes revenus à notre point de départ. Il se replace face à moi. J’entre dans l’eau, un peu plus, j’en ai jusqu’aux hanches, mais les vagues sont très fortes, des rouleaux qui explosent dans l’écume. Je ne peux pas avancer plus en étant certaine de rester debout. Il se rapproche encore. Si je tends la main, elle touchera le bout de son nez. Mais je ne le fais pas, j’ai trop peur de le blesser. Et sa voix, de nouveau: “Rejoins-moi” Son esprit dans le mien. Son corps si proche du mien. Il est fou d’être venu si proche du rivage, j’ai peur qu’il s’échoue. Alors il dessine un ballet aquatique. Il plonge, il remonte, arrive sur le flan, sort sa tête, replonge… Soudain, il reste droit dans l’eau, le bout de son nez désignant le ciel. Je lève les yeux et je n’en crois pas mes pupilles: une silhouette d’ange se dessine dans le ciel, au-dessus de nous. Il ne détache pas son regard du mien. Je fais un pas à gauche, deux pas à droite: il calque ses mouvements sur les miens. Nous repartons dans l’autre sens. Je le remercie du fond du coeur pour ce merveilleux moment. Il se tourne vers moi une dernière fois et disparaît dans une vague, sans aucune trace, sans aileron qui déchire la surface, sans remous. J’ai beau fouiller les vagues du regard, je ne le vois pas. L’océan a reprit son trésor.

 

J’avais oublié comme le monde pouvait être lumineux, infiniment lumineux. Surtout après cette rencontre avec le Maître du Je.

 

Il y a aussi eu ce kangourou, surgit de nulle part, qui m’a rappelé une règle essentielle, l’amour et la confiance. Il y a eu cet oiseau espiègle qui m’a fait me souvenir de la beauté dans toute chose. Beauté et légèreté. Il y a également eu cette petite boutique ésotérique dans laquelle je suis entrée, sans trop savoir pourquoi. Cette petite boutique dans laquelle se trouvait une petite chienne incapable de poser sa pâte sur le sol et qui est venue directement s’asseoir à mes pieds lorsque je suis arrivée. A défaut de l’avoir soignée, je l’ai aidée à se sentir un peu mieux. Partager nos pensées lui a fait du bien. Un vrai ange, avec tellement d’amour en elle! Un coeur ouvert sur une âme très belle, douce, aimante. J’ai encore quelques nouvelles aujourd’hui, en dépit de la distance et du temps de notre première rencontre et j’en remercie son humaine de tout mon coeur, pour cela et pour tout ce qu’elle fait pour elle. Il m’est arrivé aussi de travailler avec des animaux malades, bien que ce soit beaucoup plus rare. L’exemple d’une chatte me revient, c’était il y a trois ans maintenant. Il s’agit de la demoiselle féline de mes cousins que j’évoque plus haut, qui vomissait depuis trois jours, si je me souviens bien, elle a vu le vétérinaire qui lui a donné des médicaments et des piqûres à faire. Lorsque je me suis connectée à elle, elle ne me transmettais qu’une image et son mal-être physique. Je lui ai fait un Soin avec son accord. Et je l’ai recommencé le lendemain matin. Le lendemain soir, elle a recommencé à manger, ne plus vomir et ils ont ramené les médicaments et les seringues à la clinique. Je travaille aussi avec les humains, en Communication de Pleine Conscience, mais aussi avec les autres plans de l’Univers, lorsque cela m’est permis. Se défaire de soi-même pour ne rien projeter sur l’être avec qui l’on communique tout en gardant la pleine conscience de sa propre unité, et travailler dans le calme intérieur, il me semble que c’est ici que réside la clef de la Communication…

 

Post written byFabien - Au pied d'un arbre

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This post has 2 comments

  • Waouuuuhhhh……………………
    Pauline, je suis très très émue par ton témoignage, j’en renifle encore. :-)
    J’ai ressenti la chienne de Roumanie et le dauphin aussi…

    Je suis en contact avec une femme qui travaille avec les dauphins, transmet leurs messages, elle s’appelle Ariane Renée Lemay. Elle a transmis un message récemment au sujet des animaux, qui demandaient à ce qu’on leur prête attention et qu’on se rappelle du lien qui nous unit à eux.
    Je pratique le Reiki, sur les humains et les animaux et je suis persuadé comme toi que ces choses-là sont en nous et ne se révéleront pas forcément dans plusieurs décennies Fabien, non mais ! 😉

    Ton histoire est magnifique, cette interview est un vrai cadeau, merci à vous deux.

    Bon, le gars, les filles, quand est-ce qu’on se fait un skype entre nous à partager nos découvertes, notre chemin, ce que nous sommes…!!!??? Ça serait mais super méga passionnant et enrichissant pour chacun de nous !

    Je vous embrasse tous les deux et vous dis à très bientôt et MERCI !!!

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      Fabien - Au pied d'un arbre
      says:

      Merci Elise pour ton commentaire, c’est sympa.
      Oui l’idée est bonne, je vais réfléchir un skype général.
      Pour les décennies, j’ai bien précisé “que nous aurons tous dans plusieurs décennies” et je pense que cela prendra beaucoup de temps et beaucoup d’ouverture et de travail pour que nos sociétés sortent de leurs conceptions matérialistes et pour que la majorité puisse s’ouvrir à ces capacités.

      Je t’embrasse aussi et je travaille prochainement sur ton super article.

      Bises

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