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Votre magazine moderne sur la Nouvelle Conscience & la Spiritualité
girl caresses and kisses a pig in perfect and green world. susta
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Mar 10, 2018

 

Il est tendance, le véganisme. Il fait sourire les mangeurs acharnés de viandes, défenseurs de «la chaîne alimentaire, manger et être mangé », du bon gibier franchouillard du Dimanche. Il fait pester les chasseurs et les pisciculteurs, fait hurler la vendeuse du rayon cosmétique de Sephora ou encore rire la bloggeuse mode tendance dernière génération.  Mais pour la plupart, il titille le “moi-supérieur” giflant au passage un peu notre moi-inférieur. Encore vu par certains comme un mouvement sectaire, à tort, puisqu’il n’impose pas et ne manipule pas, le Véganisme tend à faire sa place dans un monde qui résiste aux révolutions intérieures.

Alors objecteurs ou réveilleurs de conscience ?

 
 

Les véritables origines du véganisme

 

Le mot « Vegan » est utilisé pour la première fois en 1946 par Fay K.Henderson, qui publie son livre de cuisine « Vegan recipes ». 5 ans plus tard une définition en découlera : « Le Véganisme est la doctrine selon laquelle les humains doivent vivre sans exploiter les animaux ».
 
Exit  donc des consommations courantes la viande, le lait, le fromage, le miel , les œufs, le cuir, le pull en laine (même le moche de Noël)…  Une révolution qui plutôt qu’un régime alimentaire, se transforme en mode de vie, voire en idéologie. En 1979, la Vegan society fournira une définition plus complète :


« Une philosophie et façon de vivre qui cherche à exclure – autant que faire se peut – toute forme d’exploitation et de cruauté envers les animaux, que ce soit pour se nourrir, s’habiller, ou pour tout autre but, et par extension, faire la promotion du développement et l’usage d’alternatives sans exploitation animale, pour le bénéfice des humains, des animaux et de l’environnement […] »

Le mot veganisme ne fera son entrée dans le dictionnaire français qu’en 2015…
 
Le véganisme repositionne en premier lieu notre relation à l’animal. Il part en effet du principe que consciemment ou inconsciemment, nous sommes les premiers acteurs d’un comportement dénommé le « specisme ». En résumé, nous pensons avoir tout pouvoir sur les autres espèces (en particulier animales), considérant notre morale existante et donc supérieure. Un dérivé du racisme mais inter-espèces en quelque sorte.

 

Ce terme a été popularisé par le philosophe Peter Singer dans La libération animale (1975), un peu la bible de la défense animale, ouvrage dans lequel se pose pour la première fois la question de la sensibilité animale et du droit à ne pas souffrir.
S’y oppose le Carnisme, une idéologie donnant le tout pouvoir à l’Homme sur le sujet de la consommation animale. Mais ces positionnements tranchés, de part et d’autres, amènent à la conscience humaine d’autres questions, dont la suivante : pourquoi mangeons nous certains animaux lorsqu’il nous est insupportable d’en manger d’autres ?

 

Mélanie Joy, dans  Why We Love Dogs, Eat Pigs and Wear Cows («Pourquoi nous aimons les chiens, mangeons les cochons et portons des vaches»), aborde la question de manière décalée sur un sujet à tonalité grave : pourquoi en occident, nous ne mangeons pas nos chiens et chats alors qu’on ne s’offusque d’aucune manière de la mise en bouillie des poussins ?
Il en résulte selon elle, entre autres, que ce comportement est le fruit de nombre d’années de matraquage publicitaire qui nous a fait croire à nous, consommateurs, comme aux prescripteurs tels que les médecins, coachs sportifs, diététiciens, que manger de l’animal était une bonne chose et que la morale y avait sa place. Dans les industries, quel problème ? Le petit mouton est chouchouté, la poule heureuse et en plein air, et le bœuf mis en arrière plan de l’humour à la « charal »  cachant les dessous d’un portrait beaucoup moins glorieux.

 
 

La cause animale au centre du mouvement Végan

 
Et aujourd’hui, bousculés que nous sommes par ces vidéos et photos tout juste infâmes qui circulent dans les médias, nous ne pouvons que soutenir ce pan de l’idéologie.
Mais si le veganisme se déploie de manière exponentielle, c’est parce que lorsque vous touchez à la question de la conscience face au fait de tuer le vivant se pose vite la question suivante : où est la limite ? Qui, quoi exploiter sans dénigrer ? Comment tuer en respectant ? Comment vider et saigner un agneau, un cochon, en se disant spirituel ou évolué ?
Voilà tous les combats intérieurs qui amènent chaque personne à réagir de manière totalement différente : un rejet profond, comme une protection face à un potentiel tremblement de terre intérieur jusqu’à, au contraire,  une pratique extrême comme un étendard levé à l’évolution de conscience, ou l’entre deux, une quête de position modérée et relativiste.
Mais une chose est certaine : ouvrez au milieu d’une soirée le débat sur le véganisme… et certains instincts primaires risquent de se réveiller. Ça bouscule.

 

 

Parlons du traitement animal, fer de lance du mouvement Végan

 
Aux vues de ce que je vais vous lister, nous pouvons parler de Moyen Âge : des bœufs découpés vivants, des poules et des lapins élevés à plusieurs dans des cages d’à peine leur taille (à côté de leurs congénères morts parfois…), des cochons traités à coups de pieds lorsque, mourant, ils peinent à avancer, des poussins mâles broyés dans des mixeuses géantes, des moutons dont la peau est tailladée pour récupérer leur fourrure…

 

Inutile de continuer, les vidéos circulent suffisamment, font rire les tristes personnes considérant l’animal comme un petit jouet dont on peut faire ce que l’on veut et feront pleurer ceux qui voient en l’animal une être vivant, matérialisation, comme nous,  de la conscience universelle.

 

Personne, pas même les industriels eux-même ne trouvent d’arguments pour expliquer les raisons de ces comportements et disent vouloir changer et respecter l’animal… enfin tant que pas vu, pas pris à défaut de législation… Bah on continue !

 

Voir le débat  “Demain tous Vegan”, Le Monde

 

Aujourd’hui, c’est plus de 142 milliards d’animaux tués chaque année à travers le monde, dont 1 milliard en France (sans compter les poissons),  45 milliards de poulets, 1,2 milliards de cochons chaque année, . Avec l’accroissement de la population, les chiffres déjà vertigineux vont devenir dantesques… Chaque secondes, 4500 animaux sont tués…

 Gandhi disait, « on peut jauger la grandeur d’une nation à la manière dont sont traités les animaux »… Bon…

 

L’élévation de la conscience que nous vivons, ouvre à de nouvelles vérités. Au Moyen-âge le procès des sorcières était fait à la va vite et v’là que je te brule… Personne n’y voyait de problème. L’escalavagisme des noirs ? La société blanche trouvait ça normal ! Que les femmes ne votent pas, et puis quoi encore ? Une femme était inférieure…

 

Mais une différence lie chacun des groupes dont la liberté et les droits, voire la vie étaient bafoués… Elles pouvaient se révolter, s’organiser, lutter, crier… et ils faisaient partie de la même espèce. L’animal ne peut lui que crier. Considéré comme être sensible, sa cause sera perçue. Considéré comme produit de consommation, il sera perdu. Et dans une société matérialiste, la masse opte en grande partie pour la deuxième solution.
Le Végan démontre que l’homme n’attend pas le message pour agir, il déploie sa compassion & sa bienveillance de manière intuitive et universelle.

 

Aujourd’hui, beaucoup d’associations luttent, comme L214, pour mettre la lumière  les conditions tout simplement abominables dans lesquelles sont élevés, tués, exterminés les animaux dans le monde industriel à nos fins de consommation. Car ce n’est pas seulement l’alimentation qui est mise en cause, comme vu précédemment mais aussi la cosmétique ou encore le textile.

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Exemple de campagne de l’association L214 (source L214)

Cette extermination en masse dénuée de toute conscience perturbe la société. Le Vegan est perçu soit un être ayant conscientisé très tôt la relation à l’animal, soit un individu qui tend à se marginaliser d’une société dans laquelle la sur-consommation nous pousse jusqu’à l’extermination ou l’exploitation de l’autre (animaux et humains confondus). Une sorte de révolution extérieure qui affaiblit un capitalisme primitif, destructeur et sans morale.

 

En ce sens, le Vegan est sans concession sur le monde qui l’entoure et porte un regard nouveau sur cette société dans laquelle il vit, passant parfois pour un marginal aux yeux des afficionados de la consommation. Et alors ?
 
 

Alors comment réagir face au Veganisme ?

 

Peut-être réagir avec le Véganisme. Nous sommes des explorateurs de conscience, et si ce sujet raisonne si fortement c’est qu’il a raison d’être.
Que vous décidiez de devenir Végan ou non, peu importe. Le Véganisme s’inscrit dans un mouvement. Les freins sont compréhensibles, les craintes, les difficultés, les doutes… Il y a des extrémistes, comme dans tout mouvement, mais une quasi-totalité de pacifistes.
 
Le Véganisme s’inscrit dans un mouvement plus général, Ce mouvement, mélange d’alter-mondialisme, d’humanisme, d’élévation de conscience, de spiritualité, de changement de paradigme,  nous amène à réfléchir à notre assiette, à ce que nous portons, aux actes que nous encourageons consciemment et inconsciemment. Il nous fait réfléchir à l’aveuglement en masse. Il nous redonne le pouvoir de penser par nous-même. Il nous donne la chance de réfléchir à notre manière de vivre et de la rendre éthique.

 

Cela peut-être par la décision de réduire plus considérablement notre consommation de viandes et poissons pour nous diriger vers quelque chose de plus raisonnable, en regardant les étiquettes dans les super-marchés, en nous renseignant sur les bonbons que nous donnons à nos enfants, en acceptant de regarder derrière le filtre illusoire de la petite vache souriante à boucle d’oreilles qui semble heureuse de donner son lait.

 

Car peut-être que ce changement intérieur nous donnera aussi envie d’éviter d’alimenter des commerces non-éthiques où l’exploitation humaine est douloureuse, d’acheter des produits vendus par des sociétés promulguant les armes de guerre, ou d‘ingérer des médicaments qui censés nous guérir nous tuent en arrière-plan, servant l’enrichissement d’une société dans laquelle peu importe le prix à faire payer, tant que les actionnaires sourient…
En gros de consommer juste consciemment…

 

Le Végan réveille, n’impose pas, fait bouger et le fera peut-être au prix de sa santé. Il s’en contre fou. Sa cause est plus grande. Il lutte oui… Mais souvent dans son fort intérieur.
Car il est le reflet puissant, de l’étendard d’un mouvement qui se dessine autour d’une Nouvelle Conscience, dans laquelle en tête de liste, chacun positionne les verbes « Aimer », « Aider » » en première position,  peu importe que nous soyons couverts de plumes ou de poils, que nous parlions ou que nous meuglions. Et dans cette société évoluée, chacun considérera qu’un être qui a besoin d’affection et de tendresse a le droit à un traitement au moins aussi respectueux que celui qui sait tuer sans raison.

Alors merci à vous, amis Vegans.

Fabien

 

 

 

 

Pour aller plus loin


Végétarien, végétalien, végan – les différences ?

 
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Au milieu de tous les régimes alimentaires, difficile d’identifier qui mange quoi et où le Véganisme se situe. Petit panorama des régimes alimentaires du moment.
 
Le Végétarien, d’abord, vieux de la vieille dans ceux qui bousculent les mangeurs de viande, lui, n’en consomme pas qu’elle soit rouge ou blanche et selon son degrés dans la démarche va accepter plus ou mois les produits d’origine animale. Les semi-végétariens par exemple, acceptent de consommer des poissons, des fruits de mer, voire de la volaille mais se refuseront à la viande rouge. Par contre, les lacto-ovo-végétarien (s’il vous plait), ne supprimeront pas les œufs, le lait et le poisson.
 
A noter que Gandhi, Einstein et Léonard de Vinci par exemple étaient végétariens. Comme aujourd’hui de grands athlètes de hauts niveaux démontrant ainsi qu’il est possible de vivre totalement normalement en étant végétarien. On citera entre autres Scott Jurek qui a gagné 2 fois le Sparthatlon, une course de 246 km…
 
Le Végétalien quant à lui, ne consomme aucun aliment d’origine animale, il est en à la frontière du Véganisme.
 
Le flexitarisme est en quelque sorte un végétarien qui n’exclue pas la sortie de piste. Un flexitarien ne repoussera pas l’assiette de son hôte s’il lui présente de la volaille ou du bœuf. Mais ne courra pas après non plus….
 
Le Vegan, lorsqu’il atteint le Graal, est un Végétalien qui décide d’exclure tous les produits de consommation d’origine animale quelqu’ils soient : cosmétique, vêtements, bijoux… Dès lors qu’un animal a été exploité de près ou de loin !
 
Nombre de Végans sont passés préalablement par un régime végétarien ou végétalien. Mais on constate que de plus en plus d’omnivores passent directement au véganisme. Alors éveil de société ou élévation vibratoire de  nos niveaux de conscience ? UN peu des deux en fait.


 

 

Les difficiles luttes du Vegan

 
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Ce qui freine le Véganisme, c’est la lutte qu’il va demander à l’intéressé. Car cette prise de décision amène un nombre de concessions et de combats assez éreintants. ET en ce sens, les profils de conscience des Vegans sont divers est variés. Du jeune individu en mal avec la société qui trouve en ce mouvement un début de réconciliation, à la végétarienne cinquantenaire qui sent un accomplissement, au jeune cadre dynamique qui se réveille et met à mal ses idées préconçues… Aucune case pour les Vegans, la seule chose qui les réunit : la recherche de la grandeur d’âme et le respect du vivant.

 
Tout d’abord, vis-à-vis de l’entourage à qui le Végan renvoie son complotisme avec la toute puissante exploitation capitaliste de l’animal imposant à ce dernier une souffrance extrême. Souvent incompris, souvent rejeté, le Végan devient pour la l’entourage un extra-terrestre, le bobo du coin, peu perçoivent en lui un individu tout simplement en avance sur son temps. Le Végan réveille chez le non-végan une douleur identique à celle ressentie lorsqu’on commence à vous enlever une épine du pied ? Certains préfèrent la garder et conserver l’infection, d’autres vont souffrir et l’évacuer. Chaque Végan titille une vérité difficile à accepter : nous sommes à la préhistoire et aucun argument ne pourra venir s’opposer au fait qu’un Vegan a raison de ne pas vouloir faire souffrir un animal, sauf peut-être Hannibal Lecteur (encore que ce dernier ne fait que retourner à l’Homme ce qu’il fait subir à l’animal). Alors le Vegan lutte pour ne pas s’effondrer lorsqu’il entend un « j’aime la viande, je ne pourrais pas m’en passer » auréolé d’un « on en a besoin pour survivre» totalement faux. Il serre les dents et a tendance à s’isoler un peu plus ou se révolter !

 

Car oui, la tentation est dure pour tous et le deuxième point de lutte est lui-même. Le Veganisme nécessite pour l’intéressé une implication quotidienne pour lutter contre ses besoins appris mais aussi de réduire sa consommation générale. En consommant moins, on est moins tenté d’exploiter l’animal.

 

Oui certaines choses que nous mangeons sont excellentes. Car oui, le foie gras pour certains, c’est bon, la viande rouge un délice, et se maquiller est un réel plaisir. Mais la vérité cachée est que la visite des usines productrices vous ventant ces plaisirs vous coupera tout simplement l’envie ne serait-ce que d’envisager en acheter sous peine de nausée fulgurante.

 

Le troisième point de lutte du Vegan, c’est la société et les modes de vies imposés. Endoctrinante et poussant chacun à la  facilité et aux habitudes dès le plus jeune âge, le Veganisme peine à se faire comprendre mais pas entendre. Lorsque la conscience s’élève, les industriels choppent le filon et on commence à voir des « Vegan Burger » chez les plus gros exterminateurs d’animaux, ou encore des plats Vegans chez les vendeurs de viande remplie d’antibiotique. On sait jamais, si la société change d’avis, ils seront précurseurs… Deux possibilités pour le Vegan, le condamner ou l’encourager…

 

Mais aussi les petits-producteurs argumentant que les Vegans les mènent à leur perte. Mais n’est-ce pas l’évolution de nos sociétés qui mènent les producteurs à réfléchir autrement. La cause n’était-elle pas perdue avant l’arrivée du Veganisme ? Les arguments exprimés nous faisant réflechir que nos stations de skis seraient moins agréables… Nous laissent sans voix. Un peu comme cet enfant gâté qui déchire la tête de sa poupée parce qu’elle n’a pas la bonne couleur de cheuveux. Tuons pour skier pourrait-on lui répondre, tout en respectant la détresse et le chaos qu’amène toute révolution de conscience : les anciens modèles s’effondrent et font des victimes ou des êtres un peu plus conscients.

 

http://www.midilibre.fr/2017/09/27/herault-pour-sauver-un-paysan-mangez-un-vegan-les-eleveurs-contre-attaquent,1566755.php

 

Car la confiance des Français dans les produits alimentaires vendus en grande surface s’effondre petit à petit. Un quart d’entre eux se méfient des produits alimentaires achetés en grande surface. Les végétariens sont plus nombreux. Les Français semblent manger de moins en moins de viande d’année en année. 13% d’entre eux disent n’en consommer que deux fois par semaine.
 
Donc le Vegan est lui aussi soit un précurseur, soit un vilain petit canard qui ne veut pas faire comme tout le monde sous le dictat de Monsieur Capitalisme en masse.
A chacun de se faire son opinion, mais une chose est sure. C’est que cette dernière ne fera jamais déchanter un Vegan. Car même s’il doute, sa cause est plus grande.
Et nombre de penseurs spirituels, comme Matthieu Riccard, plaident en faveur de la cause Vegan.
 

 


Sources :

http://www.lasantedanslassiette.com/au-menu/articles/vegetarien-vegetalien-vegan.html

https://www.planetoscope.com/elevage-viande/1172-nombre-d-animaux-tues-pour-fournir-de-la-viande-dans-le-monde.html

http://quebec.huffingtonpost.ca/francois-doyon/veganisme-arguments_b_13674228.html

http://www.slate.fr/story/79973/vegan-vegetarien-cause-animale


 

Post written byFabien - Au pied d'un arbre

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