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Votre magazine moderne sur le développement personnel & la spiritualité

hands holding the sun at dawn

Elise est la première personne avec qui j’ai échangé dans le cadre de “au pied d’un arbre”, c’est en partie grâce à nos premiers échanges que j’ai eu envie d’aller plus loin dans la découverte de l’autre. Son écriture viscérale, m’avait franchement laissé sur place lors de la lecture de l’article sur la dépression (https://voyageaucoeurdelhumain.wordpress.com/2013/03/11/la-depression-vue-autrement-suite-mieux-la-comprendre/). Une espèce de fougue, empreinte de liberté, de traces de deconstructions poétisées de reconstructions, remplie d’amour inconditionnel pour l’être humain.

En aparté, j’avais démarré ces interviews avec pour objectif d’avoir de la “matière pour mon blog” et chacun d’entre vous m’envoie des “joyaux bruts”. Merci aux premières personnes qui m’ont fait confiance : Amandine, Aéliah (promis, je n’écorcherai plus l’orthographe) et toi Elise.

 

elise

 

Au pied d’un arbre – Peux-tu te présenter aux lecteurs de “Au pied d’un arbre” ?

Tout d’abord, merci à Fabien pour cette interview qui permet de mieux se connaître et de lever le voile ! Je m’appelle Elise Raguet, je vais bientôt avoir 35 ans, je suis mariée, en couple depuis 19 ans et j’ai un petit garçon qui va sur ses 6 ans.
Je vis dans une maison de ville avec un petit jardin et des arbres auprès desquels j’aime venir me ressourcer.
Je suis formée pour être prof d’italien mais j’ai choisi d’être femme au foyer ce qui m’a amenée à une intériorisation profonde, un voyage au coeur de moi-­même.

Je suis passionnée de musique, je joue un peu de guitare mais surtout de la batterie (mais plus en ce moment), passionnée de loisirs créatifs (dessin, création de bijoux, tissage, etc.), j’adore la nature, les animaux, j’adore manger (mon chemin m’a amené à modifier mon alimentation en profondeur mais sans rien exclure), échanger, rencontrer de nouvelles personnes, j’aime énormément me poser, faire la sieste (je dors beaucoup, tel un chat), nager, être au soleil, jouer avec mon petit garçon, dormir auprès de mon homme.

J’aime vivre et mon chemin spirituel m’aide à faire grandir et entretenir cet amour de la vie et de chaque petite chose du quotidien.

 

Au pied d’un arbre – Quand as-­tu démarré ton blog et pourquoi ?

Je l’ai démarré au coeur d’un épisode dépressif vécu en conscience, dont je sentais qu’il augurait une renaissance, une guérison et un tournant majeur dans ma vie.
Tout s’est fait (le titre, la mise en page) de manière totalement intuitive, comme quelque chose qui a poussé de tout mon être, dans un élan du coeur, dans un cri de rage aussi. :­)

 

Au pied d’un arbre – ­ Quel article de ton blog a été le plus intense à écrire ?

Aucun en particulier, tous. Chaque article a été écrit au départ cigarette au bec systématiquement en provoquant une sueur intense (:D) et des tremblements.
Il fallait que je sois seule et tout s’écrivait d’une traite.
J’ai de moins en moins sué et j’ai fini par ne plus supporter la clope et être obligée d’arrêter
(ce qui m’ennuyait un peu au départ, je n’ai jamais eu envie d’arrêter !! :D).
Aujourd’hui c’est beaucoup plus facile, il y a toujours mon coeur qui bat très fort mais j’aime aujourd’hui cette sensation.

 

Au pied d’un arbre –  ­ Quelle est ton outil de guérison ?

Je voyage au coeur de l’humain depuis 7 ans et après une déconstruction très intense, chemin de guérison, aujourd’hui je transmets mon expérience et mes découvertes en mots et en soins par imposition des mains, avec comme outil le Reiki.
Mon chemin en effet a pris une tournure nettement spirituelle (ce à quoi je ne m’attendais pas du tout…!), je pratique quotidiennement sur moi le Reiki que je m’apprête à transmettre.

Ma plus grande passion est l’Humain, dans toutes ses facettes ; faire un soin à quelqu’un est pour moi l’une des plus belles choses qu’il me soit arrivée de vivre ; toucher le corps de l’humain, sentir son coeur, résonner avec ce coeur, c’est être au contact de l’amour à l’état pur, source d’une joie incommensurable.

 

Au pied d’un arbre – ­ Quelle est pour toi la personne qui a le plus influencé ton chemin et pourquoi ?

La personne qui a le plus influencé mon chemin, outre mon mari (notre union est indissociable de mon chemin et aujourd’hui je conçois cette union comme sacrée et indissoluble tant il fait partie de moi) est ma rencontre avec Don Marcelino.

C’est un “homme médecine” amérindien qui transmet la sagesse amérindienne.
C’est un sage en ce sens qu’il émane une paix et un amour indescriptible qu’il transmet rien que par sa présence.
Je l’ai rencontré “par hasard” lors d’une conférence où je suis allée avec la plus grande des méfiance (“pffffff un guérisseur amérindien, ça se peut que je rigole mais bon j’y vais quand même !”).
Cette conférence a touché tout mon être, j’ai passé une heure à trembler et à pleurer tant ce qu’il disait résonnait avec mon être profond.
Il transmettait fondamentalement un message d’Amour, et ce de manière très ancrée et c’est ce que je souhaitais ardemment.
Je décide de le voir en entretien, il me dit que je suis guérisseuse comme lui (sic) et qu’il cherche à éveiller ces guérisseurs.
Il me conseille de me former au Reiki, il nous incite à arrêter de multiplier les formations car, dit­il, tout est en nous. Cependant il pense que cela me permettra de découvrir le pouvoir merveilleux que nous avons là, dans nos mains, nos mains reliées au ciel. En effet… Il ne s’était pas trompé !

 

Au pied d’un arbre – Si tu avais une lecture à conseiller, quelle serait-­elle et pourquoi ?

La lecture qui moi m’a le plus touché est Le cinquième accord toltèque.

C’est un livre qui combine le coeur et la raison.
Je veux dire, Don Miguel Ruiz, chirurgien, guérisseur et grand sage, utilise la logique et son coeur.
Le résultat est un livre simple, extrêmement facile à lire et qui touche à l’être tout entier.
C’est un livre guérisseur tant la prise de conscience est fulgurante.
A la lecture de ce livre, quelque chose m’a quittée et quelque chose s’est agrandi en moi et j’ai pleuré et remercié Don Miguel, de toute mon âme.
C’est le livre dans son entier le trésor et aucun résumé ne pourrait s’en approcher.

Cependant, je vous en livre une infime partie:
tout ce que nous disons depuis le début de l’humanité, aux moyens de nos mots ne sont que des symboles sur lesquels nous nous sommes mis d’accord pour échanger.
Nous nous sommes mis d’accord pour appeler un arbre arbre , en français. Mais la vérité ne se situe pas dans le mot arbre mais dans la présence de l’arbre. La vérité, c’est qu’il est, c’est tout.
Et le problème, c’est que nous accordons toute notre attention, toute notre foi dans ces symboles, et alors nous nous sentons menacé par l’autre qui utilise des symboles différents de nous car nous identifions nos symboles à notre vérité.

“Quand la structure de votre système de croyances disparaît, vous ôtez ces barrières et vous cessez dès lors de ne voir que d’un seul point de vue. Vous parvenez à avoir plusieurs points de vue à la fois. Vous ne vous voyez plus seulement du point de vue d’un être humain, mais aussi de la perspective d’une force. […] Vous ressentez la totalité de vous même en chaque chose. Vous avez l’impression d’être le seul être vivant qui existe, et vous ne vous contentez pas de le ressentir ; vous le savez. […] vous comprenez qui vous êtes, mais sans mots. Vous n’avez plus besoin de symboles. Si vous faites appel à des symboles pour comprendre qui vous êtes, vous risquez de vous perdre en eux, tout en cherchant à vous comprendre. […]
Recourir à des symboles pour comprendre qui vous êtes est un non­sens. Quoi que vous puissiez penser être, ce ne sera jamais la vérité, puisque les symboles ne sont pas la vérité.”
“[…] quand vos connaissances ne parviennent pas à expliquer ce qui se passe dans votre vie, vous vous sentez menacé. […] tout ce qui menace vos connaissances porte atteinte à votre sentiment de sécurité. […]
Vous êtes l’inconnaissable. Être n’a rien à voir avec la connaissance, il ne s’agit pas de comprendre. […] Il ne s’agit pas non plus d’apprendre. Vous êtes là pour désapprendre, c’est tout, jusqu’à ce que vous réalisiez que vous ne savez rien.”

Je m’excuse d’avoir fait si long mais ce livre est pour moi la base d’une sagesse universelle, d’un amour universel.
Ici c’est la fin de la guerre, celle que nous menons à l’intérieur de nous même et celle que nous livrons à l’autre, la fin de la lutte, le début d’une prise de conscience de notre lien fraternel à tous, au delà des mots, au delà des croyances, au delà de notre culture. Transmettre cela est pour moi fondamental, c’est la base de ce que je suis et de ce que je veux transmettre.

“Le respect, c’est donc l’acceptation complète de tout ce qui existe, tel quel, non comme nous voudrions que ce soit.”
“Si vous respectez les autres, cela signifie que vous les acceptez tels qu’ils sont.”

De ce livre découle un respect de l’autre authentique et magnifique, une ouverture gigantesque, avec ce nouvel accord :
Soyez sceptique mais apprenez à écouter.

 

Au pied d’un arbre – Et quelles sont les 3 musiques que tu conseillerais d’écouter en même temps ?

Let it be, version du magnifique film Across the universe sur les Beatles : tu accueilles, enfin, tu acceptes, tu cesses de lutter, tu sens le flot de la vie couler en toi, le mouvement, alors que tu accueilles, enfin, les bras grands ouverts, celui que tu es !

A pheonix is born, du merveilleux Asaf Avidan : et alors, un son commence à émerger au creux de ton ventre, coincé dans ta gorge, il commence par un son grave étouffé, soudain il s’expulse, se détend, s’élargit à l’infini et ta voix ­e­ se libère en un son magnifique fulgurant, libérateur.

Happy, de Pharrel Williams : et là tu sautes de joie, tu te sens léger, tu danses dans ta maison en sautant dans tous les sens, un large sourire aux lèvres, tu jouis de la vie, tu es heureux !

 

Au pied d’un arbre – ­ Quel a été le plus beau moment de ta vie ? Peux-­tu nous le décrire ?

Des tonnes, des milliards, ma vie est une succession de moments magnifiques et très intenses !
J’arrive honnêtement pas à en isoler un.
Même les moments les plus banals sont pour moi d’une richesse insoupçonnée.
Ce sont, je crois d’ailleurs, mes meilleurs moments et ils se répètent chaque jour : les câlins avec mon fils et mon mari, quand on se pose là dans le lit et que le temps s’arrête.
Quand on promène et qu’on pique nique dans la nature, quand je fais un soin, quand je mange un repas délicieux que l’on a préparé tout spécialement pour moi, bref, rien de bien original ! :­)

 

Au pied d’un arbre – ­ Quelle épreuve t’as permis de grandir ? Précise-­nous pourquoi ?

Des tonnes, tout au long de ma vie. Impossible d’en isoler une. Du coup, je suis sacrément grande aujourd’hui ! 😀
Les dernières sont les plongées tout droit dans les enfers de l’humain avec une douleur d’une atrocité indescriptible.
Ça permet de grandir parce qu’on n’a pas le choix, quand la douleur est trop grande, le désespoir trop vif, c’est soit la mort (concrète, effective, le suicide quoi), soit la vie dans toute sa beauté qui resplendit et qu’on veut faire rayonner, avec une immense gratitude, une grande ouverture et une grande tolérance.
On voit le monde et les autres sous un nouveau jour.

 

Au pied d’un arbre – Quel est ton plus grand rêve ? Pourquoi ?

Que l’amour règne en moi-­même et sur terre.
Parce que je crois que c’est ce que réclament le coeur de la terre et le coeur de l’humain.

 

Au pied d’un arbre – ­ Quel est le projet le plus fou que tu aies réalisé ?

Aucun, je fais rarement des projets, je prends les choses comme elles viennent.

 

Au pied d’un arbre – ­ Si tu devais conserver uniquement 3 mots dans le dictionnaire, quels seraient­-ils ?

Faith – love – truth.

Foi, amour, vérité. (Je préfère leur résonance en anglais)
Parce qu’ils sont pour moi la clé de la guérison et du bonheur.
Les trois sont intimement reliés.
Derrière la Foi il y a la confiance et l’accueil de soi­même et de l’autre, tel qu’il est. Elle est intimement reliée à la paix et à l’amour qui lui, est le garant d’une bienveillance et d’une joie infinie.
Enfin, la vérité découle de l’amour et à la fois le révèle et on découvre la Foi quand on entre au contact de la vérité.
Vraiment les trois sont reliés, s’influencent et se renforcent mutuellement en un cercle vertueux qui rend paisible et heureux.

 

Au pied d’un arbre – Si tu avais là, à dessiner un tableau ?
Il y a un grand arbre, un arbre multicolore, presque transparent, flamboyant.
Un immense soleil vient éclairer le tableau.
Il y a plein de petits animaux, des fleurs, des plantes. Des paillettes étincelantes volètent un peu partout.
C’est très très coloré et je parviens à créer du mouvement dans le dessin qui pourtant par nature ne bouge pas. Une petite fée se joint au tableau avec des étoiles dans les cheveux et un petite baguette magique. Elle vole et sème de petites étoiles scintillantes.
Tiens voilà plein de ce qui ressemble à des petits mini êtres humains, ils font tout le tour de ce grand tableau et se tiennent par la main. Ils resplendissent la joie, l’amour et la fraternité.

 

Au pied d’un arbre – ­ Quel fait d’actualité t’a marqué récemment et pourquoi ?

Rien en particulier. Je lis peu les actualités et ne les commente pas (depuis quelques années maintenant).

 

Au pied d’un arbre –  ­ Le plus beau lieu que tu aies visité ? (voir en bas de l’article)
Difficile pour moi de faire une hiérarchie avec les lieux que j’aime. Ils se situent pour la plupart dans ma région, autour de Marseille.
J’aime en particulier la Sainte Baume et la forêt de Saint Pons qui en fait partie. C’est, dit­on, un haut lieu énergétique, réputé. Il y a la grotte de Marie Madeleine.
Moi j’aime la forêt qu’il y a là­bas, les arbres, plein de chênes, les grand rochers, la source et le sommet ah, le sommet, somptueux (la photo, c’est le sommet, ce jour là très brumeux ! – NDLA – Effectivement Elise, c’était très brumeux ;o)).

 

Au pied d’un arbre – Quel est le truc un peu décalé auquel tu crois ?
Ah !!! Plein !!! 😀
Entre autres :
Je crois qu’il n’y a pas de différence entre maladie psychosomatique et maladie physique.
Je crois que toute maladie peut se guérir.
Mais cette croyance est tabou aujourd’hui, en rapport avec la logique de notre temps, largement empreinte de culpabilité et marquée par une volonté de performance.

Guérir requiert une responsabilité retrouvée, une bonne connaissance de soi et un nettoyage de tout jugement et de toute culpabilité, ainsi que de pas mal de souffrances et blessures accumulées.
Guérir requiert un lâcher prise difficilement accessible aujourd’hui où nous baignons dans un contrôle, une lutte et une défense permanente.
Tout le vocabulaire employé partout sur les maladies est contre, se défendre , on parle de virus extérieur, d’agresseur.
Là où la guérison est étroitement reliée au contraire à l’accueil et la remise en circulation ; l’acceptation, pas celle, figée du mental agresseur et egotique, celle accueillante et bienveillante, avec notre être tout entier qui embrasse (y compris le mental qui est redescendu de sa tour d’ivoire et écoute, enfin !), les bras largement ouverts, je parle de cette acceptation qui met en lumière. Et cette lumière est capable de tout.

Et ça peut prendre énormément de temps et ça peut être extrêmement difficile mais c’est possible.
Pour moi cette croyance est fondamentale si on la prend dans le bon sens : dans le sens de l’espoir et de la responsabilité retrouvée, pas si on la prend dans le sens du : je ne parviens pas à guérir alors je suis coupable de quelque chose ou bien je suis incompétent.
Ou : je force je force pour supprimer absolument un symptôme.
La guérison n’est pas nécessairement, dans un premier temps, la suppression du symptôme.
Guérir, fondamentalement, c’est être soi­même, pleinement, cela requiert du temps et beaucoup de travail, pour l’instant, mais c’est possible. (et je parle de guérison physique tout autant que psychologique et/ou émotionnelle bien évidemment).

 

Au pied d’un arbre – ­ Quel est le concept de développement personnel que tu voudrais délivrer aux autres ?

Le concept que j’aimerais partager est : Être Humain, quelque soit l’outil choisi.
Garde toujours à l’esprit, dans ce cheminement long et parfois difficile, qui requiert tant de
travail, que tu es sur terre pour célébrer ta vie en tant qu’être humain et en jouir. Un être humain heureux.

Et un être humain pleure tout autant qu’il rit, et un être humain médite sérieusement tout autant qu’il joue, et un être humain se repose tout autant qu’il travaille, et un être humain se laisse aller tout autant qu’il maîtrise, et un être humain ressent tout autant qu’il apprend à prendre du recul sur ses ressentis, la liste de la richesse que nous permet d’expérimenter le statut d’être humain est infinie, elle est à explorer, encore et encore sans délaisser ce qui a été découvert auparavant !
Rien n’est à exclure, tout est, au contraire, à intégrer, englober, embrasser dans une célébration accueillante, bienveillante et bienheureuse, source d’un immense bonheur.

 

Au pied d’un arbre – ­ Si tu devais laisser une seule expression ou une citation à nos lecteurs

La guérison par les fleurs, Edouard Bach :

“[…] bien que cela puisse de prime abord nous paraître un rêve inaccessible, c’est en réalité, avec de la patience et de la persévérance, à la portée de chacun de nous.”

 

Au pied d’un arbre – ­ Comment aimerais­-tu conclure cette interview ?

Merci d’avoir lu jusqu’au bout, je suis heureuse d’avoir partagé un petit bout de moi avec vous.
Puissiez-­vous voir l’amour immense là que vous portez dans votre coeur, puissiez­-vous le révéler à la terre entière.
Merci Fabien de tout coeur, pour cet écrin de vérité que tu m’as offert.

 

Merci à toi Elise, pour cette sincérité et n’hésitez pas à poser des questions aux personnes interviewées, l’objectif est aussi, d’échanger au pied de l’arbre.

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Post written byFabien - Au pied d'un arbre

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