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fôret arbre

 

Au pied d’un arbre…

 

Pour certains, c’est un plaisir et l’occasion d’une promenade en famille un dimanche après-midi, qui pourra alors prendre la tournure d’un jeu de cache-cache entre les arbres pour les petits et d’une éventuelle chasse aux champignons pour les plus grands.

 

Cependant, pour de nombreuses personnes, l’appel des arbres et de la forêt est devenu une évidence, un besoin prégnant, devenu vital au regard des modes de vie dégradés qui nous entraînent et nous éloignent bien souvent de la Nature.

 

Pour d’autres encore, cet appel est presque instinctif, une attirance que l’on pourrait croire inscrite dans nos gènes, un besoin basique en référence à une époque très lointaine, exempte de la déforestation (plus de la moitié des forêts européennes ont disparu en 6000 ans par exemple, comme expliqué dans une étude rapportée par sciencepost.fr).

 

 

Les pratiques de la « sylvothérapie »

 

Que ce soit en réponse à la toxicité de nos environnements trop urbanisés ou un besoin ponctuel de ressourcement, des méthodes, d’une simplicité parfois étonnante, sont offertes par la Nature.

 

Selon les envies, les possibilités ou encore les convictions, il existe différentes manières de pratiquer ce que l’on appelle communément aujourd’hui la « sylvothérapie ».

 

Généralement, l’expérience se déroule dans un contexte de détente, dans le cadre notamment de promenades ou « bains de forêts », terme littéralement traduit du japonais « Shinrin-yoku ». La naissance de cette pratique est en effet souvent attribuée au Japon où elle a fait l’objet de plusieurs d’études scientifiques depuis les années 90.  Ces études ont notamment mis en évidence la diminution du taux de sucre dans le sang de diabétiques ayant pratiqué régulièrement des séances de « bains de forêts » sur plusieurs années. De même, une journée passée en forêt provoquerait par exemple l’augmentation de l’activité des « cellules tueuses naturelles » (lymphocytes NK) ou jouerait encore un rôle positif sur les personnes souffrant d’un état dépressif.

 

Ces bains de forêt peuvent s’accompagner de câlins aux arbres, ou « tree hugging », une image parlante où le principe est de choisir un arbre en particulier (en bonne santé) et de l’étreindre, posément et avec sincérité. Cette pratique a par ailleurs l’avantage d’être accessible à toutes les personnes qui n’ont pas la chance d’avoir une forêt à côté de chez soi. Même si nous habitons en ville, nous avons forcément un parc à proximité.

 

Au-delà de ces moments de détentes, il existe une autre approche, plus atypique, mettant en jeu les énergies véhiculées par les arbres ou même les plantes. On parle alors de vibrations énergétiques de l’arbre auxquelles nous serions en mesure de nous « aligner ». Ces vibrations auraient une influence sur les personnes, facilitant ainsi la guérison de nos maux physiques et émotionnels.

 

Bien que ces différentes pratiques ne soient pas aussi répandues en France qu’au Japon ou en Amérique du Nord., on retrouve également chez nous quelques initiatives, incluant des exercices, des stages ou encore des formations, comme il est possible de le découvrir par exemple sur le site sylvotherapie.net.

 

Finalement, quelle que soit notre situation, nos croyances ou nos envies, le vrai avantage de la « sylvothérapie », c’est d’être accessible à toutes personnes, du simple fait de se reposer, méditer au pied d’un arbre, jusqu’à installer sa maison en forêt.

 

câlin arbre nature

 

 

Cette forêt « vivante » qui nous offre ses bienfaits

 

Le plus loin possible de l’air vicié des villes, la forêt nous accueille, paisible, sans contrepartie, dans son immense générosité.

La tranquillité, l’harmonie des couleurs, l’air épuré et les odeurs authentiques de la Nature qu’il est alors possible de distinguer, sont autant d’éléments qui ne constituent que la face visible des bienfaits de nos forêts, et c’est finalement pour beaucoup d’entre nous la seule que nous connaissons.

 

Bien entendu, l’air respiré y est naturellement plus « propre », que l’on pense à la pollution industrielle, urbaine ou encore la présence de microbes, véhiculés beaucoup moins facilement qu’en milieu urbain. Mais il diffère aussi d’une autre manière, puisqu’il est enrichi de substances particulières, qui d’une manière générale ont un effet bénéfique sur nos organismes. On retrouve ainsi la présence de bactéricides et fongicides, intervenant dans la défense immunitaire des arbres.

 

Les arbres sont en effet capables de communiquer, de se défendre et de se guérir entre eux. Pour finir d’en douter, il suffira de consulter le livre à succès de Peter Wohlleben,« La Vie secrète des arbres » et l’excellent film qui en découle, « L’intelligence des arbres ». Dans ces environnements de bienveillance que nous traversons lors de nos « promenades de santé », par l’air que nous respirons, les arbres partagent donc avec nous les bienfaits qu’ils se procurent entre eux.

 

Les molécules qui entrent en jeu, regroupées sous l’appellation« phytoncides », sont excrétées par les arbres eux-mêmes ou encore les plantes avec des vertus qui peuvent varier d’une espèce à l’autre. Le pin maritime, l’eucalyptus, le thym ou encore la lavande en sont des exemples parfaits, bien connus en phytothérapie ou aromathérapie pour leurs effets bénéfiques.

 

Outre ces effets, directement attribuables à la composition chimique des environnements forestiers, des effets sur la régulation de l’humeur et la concentration ont également été remarqués. À ce sujet, l’influence des arbres, des plantes et de la nature en général, sur les enfants, est très plébiscitée. En effet, bien que l’on ne puisse pas tout expliquer, il est mis en avant des améliorations significatives, notamment cognitives ou encore sur la concentration, impactant très logiquement le bien-être général. Par exemple, une étude menée par le laboratoire du Docteur Mark Nieuwenhuijsen (chercheur au Centre for Research in Environmental Epidemiology à Barcelone) auprès de 2 600 élèves de 36 écoles différentes a montré que les enfants les plus exposés à la Nature avaient des facultés accrues par rapport à la moyenne, soit +6% sur le plan de la mémoire de travail et +1% matière de concentration.

 

Enfin, une autre sorte de bienfait est reconnue par les personnes dont l’approche est dite « énergétique ». L’idée est alors que notre énergie vibratoire, ou notre fréquence de vibration fluctue en fonction de nos états physiologiques et psychologiques. Dès lors, l’alignement de nos vibrations avec celle des arbres serait bénéfique et permettrait en quelque sorte de nous rééquilibrer. Cette approche est notamment mise en avant sur le site Créer-son-bien-être.org.

 

 

L’arbre, un bien sacré

 

Au regard des vertus et du pouvoir de « guérison » des arbres (par le renforcement de nos défenses immunitaires), le caractère sacré qui leur est parfois attribué paraît alors compréhensible. À titre d’exemple, prenons le fameux « Arbre de vie », symbole universel, dont l’importance était ou est encore significative dans bon nombre de cultures, mythologies et religions. De l’arbre qui porte les fruits conférant l’immortalité dans le christianisme, à celui ayant donné naissance aux premiers dieux de l’Égypte, Isis et Osiris, ou encore celui pour les Celtes, personnalisant la connexion entre notre monde et celui des esprits, les exemples ne manquent pas.

 

Citons enfin un arbre sacré bien réel et visible à Bodh-Gayâ en Inde. Il s’agit de l’Arbre de l’illumination (ou arbre de Bodhi), figuier des pagodes, mais également lieu saint bouddhiste…

 

De nos jours, quels que soient nos croyances, nos besoins ou nos envies ; dans des sociétés où l’on perd pied très rapidement, trop facilement ; les arbres et les forêts pourraient bien alors être les garants de notre bien-être ; une ressource inépuisable à priori et surtout accessible à tous. Que l’on respecte le caractère vivant attribué aux arbres, à la nature ou même que l’on comprenne l’essence de leurs bienfaits à notre égard, il appartient à chacun d’entre nous d’en prendre soin et de propager cette idée afin d’éveiller les consciences.

 

Sources : sciences-faits-histoires.com, hinnovic.org, apprendreaeduquer.fr

 

Post written byJennifer

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